Mercredi avait lieu la conférence de presse de présentation de liste. Quelle fierté de porter ce beau collectif composé de personnes issues de tous les quartiers, tous les milieux, toutes les situations… laissez moi vous dévoiler sa construction !
Un collectif au service d’une ambition commune !
Notre campagne est hybride.
Tous les autres candidats utilisent des agences de communication, agences de presse, agences d’événementiel ou même des travailleurs ubérisés pour coller les affiches. Chez nous, des militants s’occupent de toutes ces tâches qui sont décidées collectivement. Nous ne faisons pas de la publicité: nous faisons de la politique. Nous ne vendons pas des idées ou une candidature : nous élaborons, à l’échelle municipale, un plan pour sortir de cette société du malheur.
La construction de la liste s’est faite de la même manière. L’assemblée générale de campagne a d’abord fixé les critères de sélection des candidatures. Ensuite, un comité électoral local a classé les différentes candidatures, qui avaient été ouvertes à l’ensemble des Bordelaises et des Bordelais, selon ces mêmes critères.
Parmi les 20 premiers colistier-es de la liste, la moitié ne vient pas de La France insoumise.
Cet effort était nécessaire pour que notre liste ne soit pas uniquement celle de La France insoumise, mais bien une véritable liste d’union populaire. Nous avons donc laissé des places à nos partenaires, notamment de Couleurs Bordelaises avec Karfa Diallo, conseiller régional écologiste et président d’une association mémorielle à Bordeaux. Avec Nadia Falami, qu’on appelle la Tata des Aubiers, et il suffit seulement de se promener deux minutes avec elle pour vérifier sa popularité dans le quartier. Enfin, nous avons ouvert la voie à nos partenaires politiques, notamment le Parti de Gauche avec Sophie Ravanne, proviseure à la retraite et secrétaire nationale du parti, ainsi qu’à la Révolution Écologique pour le Vivant, portée par Lucile Berthomé, docteure très investie sur les questions d’écologie populaire.
De la même manière, nous ne voulions pas additionner les logos sur nos affiches, comme le font d’autres candidats, nous voulions simplement que des personnalités qui s’engagent pour la ville soient présentes et en position éligible. Morti Khalifrat pour les quartiers de Bordeaux Nord qu’il connait tant en y vivant et en organisant l’aide alimentaire, Alexandre Ribeiro qui vit depuis en direct de son fauteuil roulant les difficultés d’accessibilité de la ville, Anne Marie Pichon qui a dirigé pendant longtemps une association d’aide aux personnes en situation de prostitution, Ninh Machkovsky qui nous rejoint alors qu’il milite au NPA ou encore Fanny Ravel qui dirige une association de lutte contre le sans abrisme.
Ainsi, Luc Leclercq-Martin syndicaliste, Anne Potier militante féministe, Baptiste Waneukem participeront à la liste en étant dans les 20 premiers.
Je ne parle ici que des 20 premiers, mais toute la liste est composée de profils qui représentent cette ville comme Justine Laugaa présidente d’une association culturelle, Tanguy Dassonville conseiller départemental remplaçant écologiste, Ozan Dede militant pour la lutte pour les peuples à disposer d’eux mêmes en portant le combat des Kurdes.
Bref des serveurs, des graphistes, des artistes, des chef·fes d’entreprise, des chômeurs, des ouvriers, des ingénieurs, des retraités… : une liste à l’image du peuple bordelais !
Une attention particulière à la jeunesse !
Toutes les listes vous diront qu’il faut écouter les aspirations de la jeunesse, que les jeunes sont l’avenir de la ville, qu’il faut faire la place aux jeunes… et puis au final au moment de leur faire la place on les retrouve en fin de liste. Je suis fier de conduire la plus jeune des listes de ces élections municipales dont l’âge médian est de 35 ans, proche de la sociologie de la ville.
Il y a 22% d’étudiant-es sur la liste et 23% sur la ville. Des jeunes tout à fait brillants qui n’ont pas besoin qu’on parle à leur place mais qu’on les laisse s’exprimer. Je pense à Shéhérazade Marolleau, étudiante et travailleuse, à Célia Faradji–Guillout, élue au CROUS de Bordeaux et à Loïc Sipié, alternant dans l’industrie.
L’amitié comme projet de société.
Il y a plein de gens que j’aime sur cette liste, avec qui j’ai vécu des aventures personnelles, politiques, et la tendresse est aussi un projet de société. Je crois que nous ne devons pas avoir honte d’aimer les gens, car pour nous la politique c’est ça : lutter contre celles et ceux qui veulent tout s’accaparer pour le rendre à celles et ceux qui le créent. J’avoue avoir une vision romantique de la lutte des classes.
Je voulais donc dire que je suis heureux, et fier, de vivre cette nouvelle aventure avec mon ami, mon frère, avec qui j’ai mené tant de luttes, fait tant de fêtes, construit tant de projets, tant préparé cette élection : Pierre Benaïm.
Hâte de ce jour où nous ferons entrer le peuple bordelais dans le Palais Rohan et que je lirai dans ses yeux la fierté du travail accompli ! Cet épisode est prévu pour le 22 mars. Pour cela, mobilisez-vous !